Djokovic terrasse le roi Nadal

Djokovic terrasse le roi Nadal

DjokovicLe n°1 mondial a, pour la 1ère fois en 7 matches à Roland-Garros, dominé Rafael Nadal (7-5, 6-3, 6-1) en quarts de finale. La route du sacre est grande ouverte.

A Roland-Garros

Novak Djokovic était, en dépit de ses qualités et des parties accrochées, devenu au fil des années et des désillusions, l’adversaire préféré de Rafael Nadal Porte d’Auteuil. Novak Djokovic a fait sauter le verrou en dominant (7-5, 6-3, 6-1 en 2h26) sur un court Philippe-Chatrier brûlant sous le feu répété des coups et des courses folles le nonuple vainqueur des Internationaux de France. Après une défaite en 8es de finale en 2009 contre le Suédois Robin Söderling, Rafael Nadal encaisse son deuxième revers en… 72 matches dans le tournoi parisien.

En 2009, l’Espagnol avait été raccompagné par des sifflets qui avaient longtemps résonné à ses oreilles et lui avaient sûrement fait plus mal que la défaite. Cette année-là, les spectateurs espéraient accompagner un succès de Roger Federer. Il a, cette fois, été chaleureusement réconforté parce qu’il a depuis longtemps gagné le coeur du tournoi. Ce rendez-vous qui est le pivot de sa carrière et qu’il a tout fait pour honorer.

Rafael Nadal ne voulait pas abdiquer sans tout donner. Il a tout tenté. Novak Djokovic, sur le court, a résumé : «J’ai beaucoup de respect pour lui, il a un tel niveau. C’est un champion et un plaisir de jouer contre lui. Je devais être agressif, concentré contre un joueur qui n’avait perdu qu’un match ici…» Nadal, monstre d’abnégation, d’implication, comme toujours. Au terme d’une rencontre qui a tenu toutes ses promesses. Notamment au cours d’un premier set étourdissant (1h07) qui a décidé de l’issue de la partie.

Nadal groggy
Novak Djokovic entre dans la rencontre et laisse Rafael Nadal groggy. Le Serbe, oubliant l’idée d’un round d’observation, signe un premier jeu blanc et enchaîne. Il ne laisse à son rival que quatre points dans les quatre premiers jeux. En 16 minutes, le n°1 mondial pose une patte ferme sur la demi-finale et mène 4-0 (seulement 2 fautes directes) sur un point qui fait vibrer le court Philippe-Chatrier. Les duellistes rivalisent d’adresse et de vitesse pour courir sur les amorties, reprendre les lobs… Les frappes trop courtes de l’Espagnol sont systématiquement punies par le n°1 mondial posé à l’intérieur du court, chef d’orchestre du début de match.

En apnée durant plus d’un quart d’heure, Nadal parvient à se libérer, vole son service au Serbe, s’offre un peu de répit, vient troubler la sérénité, obtenant 4 balles de break pour revenir à 4-3. Deux possibilités que le n°1 chasse avec autorité (à la volée, sur un service gagnant, sur une faute en revers de l’Espagnol), avant de laisser filer son service sur une grosse faute (passant alors à 8 fautes directes), court ouvert, à la volée (4-3). Nadal égalisant sur un jeu blanc. Expression d’une sérénité ayant changé de camp, comme lorsque l’Espagnol raye trois balles de set, avant d’être averti pour un dépassement de temps, dans un 10e jeu durant 12’, pour rétablir l’équilibre (5-5 après 55’). Djok

ovic (19 coups gagnants contre 9) arrachant le gain d’une première manche étourdissante sur sa… 6e balle de set.

A 2-1 (sans break), Novak Djokovic s’énerve, demande à l’arbitre que le court soit arrosé, afin de limiter le lift de son rival. Le match équilibré bascule à 4-3. Sur sa 2e balle de break, Djokovic arrache le service de l’Espagnol, file vers le set, empoché sur sa 4e balle de set (en 46’). Dans la 3e manche, libéré, Novak Djokovic qui a pris la mesure physique et mentale de son rival alterne force et finesse (profite de l’aide du filet) avec un pourcentage de réussite fabuleux et offrir un cadeau empoisonné à Rafael Nadal, le jour de son 29e anniversaire.

Le Serbe (qui croisera Andy Murray ou David Ferrer pour une place en finale) peut rêver de s’arracher du groupe des maudits de Roland-Garros (Connors, McEnroe, Sampras, Becker, Edberg) et rejoindre le clan prestigieux des joueurs ayant remporté tous les tournois du Grand Chelem (le Britannique Fred Perry, l’Américain Donald Budge, les Australiens Rod Laver et Roy Emerson, l’Américain Andre Agassi, le Suisse Roger Federer et… l’Espagnol Rafael Nadal). Roland-Garros n’oubliera pas ce 3 juin 2015. Ce quart de finale qui avait les atours d’une finale et qui a vu sortir avec les honneurs le roi de Roland-Garros.

lefigaro.fr

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