Haïti, problèmes environnementaux : deux films à FOKAL les jeudi 27 et vendredi 28 octobre

Haïti, problèmes environnementaux : deux films à FOKAL les jeudi 27 et vendredi 28 octobre

FOKAL propose deux films documentaires sur les problèmes environnementaux en Haïti les jeudi 27 et vendredi 28 octobre. « De Kiskeya à Haïti : mais où sont passés nos arbres ? » et « Extinction in progress (Extinction en cours) » respectivement de Mario Delatour et de Jürgen Hoppe, offrent le regard dénonciateur des réalisateurs sur les risques liés à la dégradation de l’environnement.
De Kiskeya à Haïti : mais où sont passés nos arbres ?, un film de Mario Delatour
Une vue historique, chiffrée, fouillée qui permet de mettre en perspective la place de la paysannerie haïtienne dans le processus de déboisement et de reboisement de quelques régions d’Haïti. Jean-Luc Virchaux, ambassadeur de Suisse, à l’occasion de la première du film.
A travers les témoignages de Michèle Oriol, Jean Ronald Toussaint, Michèle Pierre-Louis, Bertrand Guillet, Véronique Jandon Gobbard, Michèle Oriol, Dangelo Néard, Dolorès Dominique Neptune, Phillipe Bayard, Yvon Élie…, le film de Mario Delatour traverse trois cents ans d’histoire de la déforestation d’Haïti.
Basé sur le livre Haïti déforestée, paysages remodelés de l’économiste agronome Alex Bellande, le documentaire part d’un regard nouveau sur la couverture pérenne existante pour remonter dans le passé et reconstruire un historique de la déforestation où l’exploitation des mornes pour les productions coloniales et le commerce d’exportation de tous types de bois après l’indépendance ont joué un rôle capital. Il décrit également le processus de reconstitution de nouveaux systèmes arborés par la paysannerie durant le 19ème siècle et les causes de leur déclin. Il opère ensuite un retour sur les formes actuelles d’exploitation du bois et des fruits pour l’approvisionnement de la population en aliments et combustible, restitue le rôle de la fabrication de charbon dans la déforestation et analyse les risques et potentialités dans différentes situations. Il évoque finalement certaines interventions allant dans le sens d’une exploitation durable des productions pérennes.
Le film de Mario Delatour, outil percutant de conscientisation aux problèmes de déforestation en Haïti, donne des clés historiques et sociales pour comprendre les impacts de la dégradation environnementale. Véritable plaidoyer pour une Haïti verdoyante, De Kiskeya à Haïti : mais où sont passés nos arbres ? est un film de sensibilisation qui lance une alerte sur les défis de la déforestation. Il a été produit afin de transformer les idées de la population sur les enjeux de la dégradation de l’environnement. Ce film veut changer le regard de la société afin de mobiliser les acteurs à s’impliquer dans les efforts de reforestation.
Mario L. Delatour est né en 1955 à Caracas, au Venezuela, de parents haïtiens. Il grandit à Port-au-Prince et à New York. Tour à tour cameraman, administrateur et délégué de production, notamment sur les films The serpent and the rainbow (Wes Craven), Royal Bonbon (Charles Najman), Moloch Tropical (Raoul Peck), il crée la société Amistad Films en 2004, pour apporter un soutien logistique, administratif et humain aux productions étrangères souhaitant travailler en Haïti et en République Dominicaine.

Mario Delatour vit actuellement en Haïti. En tant que réalisateur, on lui doit les films 40 ans après… Roussan Camille (2003), Un certain bord de mer (2005), Haïti aujourd’hui : Violence ou la Paix ? (2006), Victorieux ou Morts mais Jamais prisonniers (2014)
La coopération suisse en Haïti, consciente des défis de la dégradation de l’environnement, travaille activement depuis 2003 à la préservation de la Forêt des Pins. Les actions entreprises s’inscrivent dans une stratégie de préservation des espaces naturels en impliquant la population locale.
Extinction in progress (Extinction en cours), un film de Jürgen Hoppe
Produit par Jurgen Hoppe (Caribemotion Production Company) et le Dr Blair Hedges pour la Société Audubon Haïti, en partenariat avec l’université de Pensylvannie et le zoo de Philadeplphie.
Un des plus graves problèmes d’Haïti est la dégradation complète de ses ressources naturelles. Les forêts naturelles couvrent aujourd’hui moins de deux pour cent de son territoire. Les scientifiques prédisent une extinction massive de la biodiversité de notre pays, désormais classé sur la Liste rouge Caraïbe des espèces menacées de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Les forêts tropicales d’Haïti ont été décimées par la déforestation. La couverture forestière a été drastiquement réduite entre 1940 et aujourd’hui. Selon la Société Audubon Haïti (SAH), notre pays a la moindre quantité d’aires protégées de tous les pays de la Caraïbe et aucun autre pays au monde n’a plus d’amphibiens menacés d’extinction qu’Haïti. Mais la couverture forestière restante, sur les montagnes à plus de 2600 mètres d’altitude, abrite une diversité végétale et animale remarquable, y compris des espèces en voie de disparition…
C’est pourquoi une équipe de scientifiques et de naturalistes montent une expédition – à pied, en voiture, en bateau et en hélicoptère – dans les endroits les plus reculés d’Haïti, pour enquêter sur l’état actuel de la biodiversité d’Haïti. Pendant trois ans, le Dr. Blair Hedges, de l’Université Temple de Pennsylvanie, conduit cette équipe expérimentée, pour recueillir pour le zoo de Philadelphie des grenouilles en voie de disparition. L’équipe est transportée par hélicoptère sur les hauts plateaux haïtiens, dans le Parc National Macaya et le Massif de la Hotte. A leur grande surprise, ils découvrent près de 50 nouvelles espèces et redécouvert d’autres que l’on croyait disparues…
Jürgen Hoppe, photographe et biologiste, est né en Allemagne en 1959 où il a étudié à Berlin et Hambourg. Il a complété ses études avec des voyages de recherche sur l’environnement dans le monde entier. L’une de ses principales réalisations a été au Costa Rica où il a travaillé sur la documentation des aires protégées du pays. Après s’être établi en République Dominicaine en 1985, il s’implique dans les questions environnementales et travaille avec des groupes qui défendent l’environnement. Il a produit plus de 25 documentaires au cours des 15 dernières années et se spécialise dans les espèces extrêmement rares. Il travaille souvent en tant que producteur et cameraman pour les grandes entreprises et est président de Caribemotion Production Company, basée à Santo Domingo. En tant que membre du conseil d’administration du Jardin Botanique National de Santo Domingo, Jürgen Hoppe travaille avec de nombreux groupes écologistes et des organisations nationales et internationales. Il est également connu pour sa série de publications sur la flore et la faune des Caraïbes, publié en quatre langues.
La Société Audubon Haïti (SAH) est une fondation à but non lucratif préoccupée par la gestion de l’environnement haïtien, sa sauvegarde et celle de sa diversité biologique. Elle a été fondée en juillet 2003 à l’initiative d’un groupe de professionnels préoccupés par la dégradation de nos écosystèmes et déterminés à contribuer à leur sauvegarde et à leur réhabilitation. La mission de la Société Audubon Haïti est de conserver la biodiversité et les écosystèmes naturels d’Haïti à travers la recherche, l’éducation, la sensibilisation, le plaidoyer et les partenariats. La Société Audubon Haïti contribue à l’amélioration de la qualité de vie des populations par la restauration de l’environnement haïtien, la conservation des espaces naturels et de leur faune avec un intérêt particulier pour les oiseaux.
Source : Fokal

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