le compromis budgétaire de Barack Obama

le compromis budgétaire de Barack Obama

Le président américain Barack Obama présente le plan de budget 2014 aux côtés de Jeffrey Zients, le directeur par intérim de gestion et du Budget, dans la roseraie de la Maison Blanche, le 10 avril 2013

Le président américain Barack Obama présente le plan de budget 2014 aux côtés de Jeffrey Zients, le directeur par intérim de gestion et du Budget, dans la roseraie de la Maison Blanche, le 10 avril 2013

Le plan du président américain présenté mercredi le 10 avril 2013 prévoit la réduction de 1800 milliards de dollars supplémentaires sur dix ans. « Barack Obama est prêt à couper dans les dépenses, notamment celles de la sécurité sociale », note le New York Times. Cette décision pourrait mettre en colère plus d’un démocrate, poursuit le journal. L’enjeu est de taille, car pour faire des concessions aux républicains, le président s’attaque aux deux piliers de son parti – l’assurance maladie et Medicare, l’assurance maladie pour les retraités.

« Ces aides ont toutes deux été mises en place par des présidents démocrates », rappelle le New York Times, l’assurance maladie par Franklin D. Roosevelt en 1935 et Medicare par Lyndon B. Johnson dans les années 60. Déjà, des responsables syndicaux montent au créneau. « Ces propositions du président Obama sont inacceptables, affirme Richard Trumka, chef de l’AFL-CIO, la plus large fédération de syndicats aux Etats-Unis.

A en croire Politico, ce compromis pourrait donc ne satisfaire personne. Car le contenu du projet de loi présenté par le président n’est pas vraiment nouveau, estime le site d’information. En gros, Barack Obama a peaufiné un texte qu’il avait déjà fait circuler en décembre dernier et que les républicains avaient refusé. Alors pourquoi a-t-il ressorti de son chapeau un document controversé ? Mystère.

En tout cas, le président semble être convaincu de son affaire. D’après Politico, il a dîné hier soir avec des sénateurs républicains. Une offensive de charme qui pourrait s’avérer utile. Déjà, un républicain, le sénateur Cris Van Hollen, a fait savoir que le compromis permet déjà de faire la moitié du chemin.

Certains journaux ne cachent pas leur enthousiasme concernant ce projet budgétaire. « Enfin, les choses commencent à bouger », se réjouit le New York Times. Avec l’accord sur le contrôle d’identité pour les acheteurs d’armes et un éventuel compromis sur l’immigration, les deux partis, démocrates et républicains, avancent ensemble pour mettre en place d’importantes réformes. « C’est une sorte de ‘West Side Story’ législative, mais sans la musique », estime le New York Times.

Fin de campagne présidentielle au Venezuela

Ce jeudi 11 avril 2013 se termine officiellement la campagne présidentielle vénézuélienne. A quatre jours de l’élection, le président et candidat socialiste Nicolas Maduro tient son dernier rassemblement à Caracas. « Trois millions de révolutionnaires sont attendus pour envahir sept avenues du centre-ville », annonce le journal chaviste El Correo del Orinoco. Nicolas Maduro appelle les habitants de Caracas à se rendre massivement dans les rues, pour cette clôture de campagne. « Il faut être présent pour Chavez, pour tout ce qu’il a fait pour nous », a dit celui qui se présente comme le fils spirituel du comandante.

Nicolas Maduro reprend également le vocabulaire du défunt président. Dernier exemple en date, ses propos tenus à l’égard des médias. Nicolas Maduro a qualifié la presse de « bourgeoise ». Pourquoi ? Parce qu’un journal, Ultimas Noticias, a osé mettre en doute la promesse du candidat chaviste qui consiste à augmenter les salaires de 45 % d’ici fin 2013. « Mes annonces sont objectives, responsables et justes », se défend Nicolas Maduro dans les colonnes du quotidien La Voz.

Face aux promesses du président, le candidat de l’opposition Henrique Capriles ne veut pas être en reste. A sa dernière réunion électorale, hier, il a promis une augmentation de 40 % sur les retraites.

Mais la campagne officielle ne se termine pas seulement sur une compétition de promesses. Le climat politique est crispé, observe le quotidien El Nacional. Ces derniers jours, les responsables chavistes ont accusé l’opposition à plusieurs reprises de préparer des sabotages et des assassinats et de ne pas avoir l’intention de reconnaître les résultats des propos relayés par la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena. D’après elle, « des forces anti-démocratiques tenteraient de porter atteinte au bon déroulement de l’élection » dimanche prochain.

 

Rfi.fr

 

 

 

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