Obama espère un changement d’attitude de l’Iran

Obama espère un changement d’attitude de l’Iran

Le président américain Barack Obama. PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, AP

Le président américain Barack Obama.
PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, AP

Le président américain Barack Obama a estimé mercredi que l’accord nucléaire conclu la veille avec Téhéran ne mettait pas fin à une série de différends entre les États-Unis et l’Iran, en raison notamment de ses activités au Moyen-Orient et son soutien au Hezbollah.

«Même avec cet accord, nous continuerons à avoir de profondes divergences avec l’Iran», a déclaré Barack Obama lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche consacrée à l’accord.

«L’Iran continue de représenter un défi pour nos intérêts et nos valeurs», a ajouté le président américain.

Barack Obama a expliqué que l’objectif principal de l’accord nucléaire, conclu mardi entre les grandes puissances et l’Iran à Vienne, n’était pas de résoudre les multiples différends existants avec la République islamique, dont son «soutien au terrorisme» et ses efforts de déstabilisation au Moyen-Orient.

L’accord, en soi, «résout un problème particulier, qui est de les empêcher de fabriquer une bombe», a noté Barack Obama, en martelant que cela servait les intérêts des États-Unis et de leurs alliés.

«Mais nous continuons d’avoir des problèmes avec le soutien iranien au terrorisme, son financement d’alliés comme le Hezbollah, qui menace Israël et la région», a-t-il poursuivi, en citant aussi le Yémen.

«Les contacts continueront à être limités. Essaierons-nous de les inciter à s’engager sur une voie plus constructive? Bien sûr. Mais nous ne comptons pas dessus», a-t-il affirmé, interrogé sur l’avenir des relations entre les deux pays.

Les inquiétudes d’Israël «légitimes»

M. Obama a estimé mercredi qu’Israël a de bonnes raisons de s’inquiéter des agissements de l’Iran, mais a souligné que le pays serait encore plus dangereux doté de l’arme nucléaire.

«Israël a des inquiétudes légitimes concernant sa sécurité vis-à-vis de l’Iran. (…) Je pense qu’il y a de très bonnes raisons pour lesquelles les Israéliens sont nerveux concernant la position iranienne dans le monde en général», a expliqué M. Obama lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, où il a défendu l’accord nucléaire conclu avec Téhéran mardi.

Washington a présenté à l’ONU une résolution entérinant l’accord

Les États-Unis ont soumis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution qui entérine l’accord nucléaire.

Ce texte, qui devrait être adopté au début de la semaine prochaine, valide l’accord de Vienne et remplace en fait les sept résolutions adoptées depuis 2006 par l’ONU pour sanctionner l’Iran par les dispositions de cet accord.

Celui-ci prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions économiques internationales imposées à l’Iran au fur et à mesure que Téhéran réduira sa capacité à fabriquer une bombe atomique.

Il maintient cependant un embargo sur les armes conventionnelles pendant cinq ans et une interdiction de tout commerce lié à des missiles balistiques ayant la capacité d’emporter des têtes nucléaires pendant huit ans.

Le vote de cette résolution devrait intervenir «lundi ou mardi», a précisé un diplomate du Conseil.

Il devrait s’agir d’une simple formalité puisque l’accord, et le projet de résolution lui-même, ont été négociés à Vienne par les mêmes membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne.

L’accord de Vienne introduit aussi un mécanisme de retour en arrière, c’est-à-dire de rétablissement des sanctions par le Conseil de sécurité en cas de non-respect de l’accord par l’Iran.

L’Iran est actuellement sous le coup de quatre séries de sanctions de l’ONU, contenues dans sept résolutions adoptées entre 2006 et 2015, pour réagir aux activités militaires et balistiques de Téhéran.

lapresse.ca

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